Cutlog 2012 – Bourse du Commerce

En octobre, l’art contemporain s’est installé à Paris le temps d’un long week-end et les foires ont squatté de très beaux lieux ! A la Bourse du Commerce, le superbe dôme abritait CUTLOG pour sa 4ème édition.

Plusieurs galeries, des 4 coins de la planète, et des artistes aux imaginations plus folles les unes que les autres. L’occasion de découvrir l’art parisien ou, encore mieux, celui venu d’ailleurs. A commencer par la galerie berlinoise Circle Culture Gallery qui a exposé Katrin Fridriks le jour d’ouverture. Cette artiste islandaise utilise de l’acrylique en prenant soin de travailler la matière pour donner du volume et du relief sur des toiles canvas ou des panneaux réfléchissants.

Le lendemain cette même galerie exposait André puis Marco Grassi Aka Pho le jour suivant et une expo collective les derniers jours.

Côté Asie, la galerie japonaise Noda Contemporary présentait les oeuvres de Yu Hara pour l’expo ‘Children are Objects of Music’. Celle-ci peint des personnages qui dansent, avec une multitude d’objets du quotidien, anciens ou (très) modernes. Cela donne des toiles gaies et colorées qui attire le regard au plus prêt pour deviner les petits objets qui les composent. Des Beats by Dre à la Nintendo DS en passant par des sèche-cheveux et même des notes de musique.

Revenons à Paris en visitant la Galerie Lazarew qui proposait les œuvres de 3 artistes. Steven Marc et Le Pouvoir est-il une Drogue Dure ? pour lequel il enlève aux dirigeants des ‘couches’ de visage pour révéler ce qu’il reste en dessous et que reste-il ? Faiblesse ? Soif de pouvoir intense ?

Sur le mur d’en face, Olivier Catté et ses Interfaces pour lesquels il travaille son matériau fétiche : le carton d’emballage. Après NYCartons en 2011, il livre cette nouvelle série qui donne une sensation de collage alors qu’il ne fait que ‘détruire’ son carton en laissant des couches ici et là. On découvre que cet objet du quotidien révèle tout un tas de cachettes secrètes, des ondulations, du dur, du fragile. Pas de perspective mais un côté déstructuré et construit à la fois.


Enfin, last but definitely not least, Samuel et ses tableaux en ‘mosaïque’ pour Pause. Il incruste une photo sur du bois, la retravaille de façon à ce qu’elle prenne l’apparence d’une peinture et ajoute des bâtonnets en bois, à la main, un par un pour donner une nouvelle dimension à l’ensemble qui devient comme pixelisé. Il veut ainsi interpeller la société qui vogue en oubliant l’essentiel, il reprend des classiques et oblige le public à tourner autour de l’oeuvre pour la considérer autrement.

Quelques mètres et nous débarquons à Zurich avec la Galerie Alex Schlesinger. Elle expose les photos de Rémi Jaccard, Prospect – Série Paris qui est une série de photographies de Paris prises depuis l’intérieur d’un musée, ce qui permet de déplacer l’oeuvre d’art à l’extérieur du lieu qui y est consacré.

On y retrouve également Raphaël Renaud qui met sur toile sa fascination pour la ville et sa multitude de points lumineux qui représentent tant de choses différentes pour former un ensemble uni et cohérent.


Le dernier artiste de la galerie suisse est Valentin Van Der Meulen et son travail au fusain et pierre noire qu’il efface pour laisser place à l’imagination.

Enfin pour finir, la galerie italienne Angel Art consacre son ‘box’ à Sergio Cavallerin et son expo God Save Anime. Un mélange de dessins modernes et nostalgiques avec une invitation à interpréter ou rechercher des ‘anomalies’ dans les œuvres.

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Le contraste entre l’art contemporain et les énormes fresques qui ornent la coupole de la Bourse du Commerce reste fascinant à chaque édition de Cutlog ! Foncez-y l’an prochain !

Le résultat de ce projet est ICI, ma réponse à 1 min 29 🙂

 

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